Les vaccins et notre système immunitaire

Les vaccins préviennent de nombreuses maladies infectieuses. Selon l'Organisation mondiale de la santé, plus de deux millions de décès sont évités chaque année à l’échelle planétaire grâce à l’immunisation. Comment les vaccins nous protègent-ils?

Les bienfaits de la vaccination

On l’oublie souvent, mais jusqu’au 18e siècle, le quart des enfants mourait avant leur premier anniversaire, et la moitié n’atteignait pas l’âge adulte. Aujourd’hui, au Canada, l’espérance de vie à la naissance est près de 80 ans, les femmes ayant une espérance de vie légèrement supérieure à celle des hommes. Les vaccins font partie de ce succès, avec le développement des antibiotiques et des mesures d’hygiène publique.

Les vaccins ont contribué à la prévention de grands fléaux comme la rougeole, la variole et la polio dans plusieurs pays. Aujourd’hui, au Canada, les maladies infectieuses sont la cause de moins de 5 % des décès, en grande partie grâce à la vaccination.

Vaccin

Comment fonctionnent les vaccins?

Le principe de la vaccination, c’est de mettre en contact notre système immunitaire avec un microbe qui pourrait normalement causer une infection. Le corps répond à ce contact en produisant des anticorps, ce qui le prépare à reconnaître le virus et à y répondre plus rapidement dans le futur. Ainsi, une fois vaccinés, nous sommes davantage prêts à affronter ce microbe si jamais nous y sommes exposés au cours de notre vie.

On peut donc dire que la vaccination fortifie notre système immunitaire. Comme les produits utilisés pour faire les vaccins sont des fragments de microbes, morts ou très affaiblis, il n’y a généralement pas de risques de développer la maladie. 

Il est important de comprendre que la vaccination protège non seulement la personne qui se fait vacciner, mais le reste de la population de façon indirecte. Il s’agit de l’effet parapluie. Par exemple, si plusieurs personnes se font vacciner contre la grippe à l’automne, il y aura moins de gens à risque de développer la maladie et de la transmettre. Ce principe s’applique également aux autres vaccins, d’où l’importance de se faire vacciner pour tous.

Qui peut se faire vacciner?

Le Programme québécois d’immunisation prévoit un calendrier de vaccination pour l’ensemble de la population. Selon ce calendrier, il est possible de recevoir gratuitement certains vaccins que le gouvernement juge essentiels afin de protéger la population, par exemple, contre des éclosions potentielles.

Le calendrier de vaccination détermine les vaccins qui doivent être administrés en fonction de l’âge. D’autres vaccins peuvent vous être recommandés en raison d’un problème de santé particulier, de votre travail, de vos activités ou d’un voyage.

Plusieurs vaccins doivent être donnés durant l’enfance. Les bébés reçoivent leurs premiers vaccins dès l’âge de deux mois, afin d’être protégés rapidement. Pour protéger votre enfant tout au long de sa croissance, il est recommandé de le faire vacciner aux âges indiqués dans le calendrier. Évidemment, vous devez être d’accord pour recevoir les vaccins.

Le vaccin antigrippal

La grippe est une infection des voies respiratoires causée par le virus de l’influenza. Ses symptômes incluent de la fièvre, une fatigue intense, de la toux, un mal de gorge et des maux de tête. De plus, les personnes atteintes se plaignent souvent de douleurs musculaires. Les symptômes débutent de façon spontanée et peuvent être plus ou moins graves selon l’âge et l’état de santé de la personne. 

Comme la grippe se transmet facilement, la vaccination reste le moyen idéal pour se protéger de ces symptômes et des risques de complications. Il existe deux sortes de vaccins antigrippaux : le vaccin injectable et le vaccin intranasal. Le vaccin intranasal contient le virus vivant affaibli alors que le vaccin injectable contient des particules de microbes morts. Ainsi, ils ne peuvent pas se reproduire et causer la grippe. Les deux types de vaccins sont considérés sécuritaires. Les effets secondaires les plus courants du vaccin injectable sont la rougeur, la douleur ou l’enflure à l’endroit où l’injection a été faite. Des douleurs musculaires ou de la fièvre peuvent également survenir suivant l’administration du vaccin. Quant au vaccin intranasal, des écoulements nasaux, une congestion et des maux de tête seraient parmi les effets secondaires les plus fréquents.

Il faut savoir qu’il y a un délai de deux semaines avant que le vaccin offre une efficacité maximale et qu’il offre une protection minimale de six mois. Bien qu’il soit efficace, le vaccin antigrippal ne l’est pas à 100 %. Généralement, il offre une protection contre la grippe pour 60 % des individus en bonne santé. Cela varie en fonction des souches de virus contenues dans le vaccin comparativement aux souches de virus en circulation parmi la population. Chaque année, le vaccin contre la grippe est adapté selon les prédictions des souches particulières du virus contre lequel il doit protéger. Comme le virus mute constamment, il est d’autant plus important de se faire vacciner chaque année. Pour plus d’information sur la grippe et la vaccination contre la grippe, n’hésitez pas à consulter votre pharmacien.

Référence :
Ministère de la Santé et des Services sociaux

Un vaccin contre le cancer?

Au Canada, en 2012, il y a eu plus de 185 000 nouveaux cas de cancer détectés et plus de 75 000 décès causés par cette maladie. Ces chiffres étaient d’ailleurs plus élevés lors des estimations de 2015. Devant l’ampleur du fléau, il n’est pas surprenant de voir de nombreuses compagnies pharmaceutiques investir dans la recherche afin d’offrir de nouvelles avenues, tels les vaccins. Ces vaccins auraient pour objectif soit de prévenir certains types de cancer, soit de le guérir en stimulant le système immunitaire pour amener le corps à détruire lui-même les cellules cancéreuses. 

D’ailleurs, l’idée d’un vaccin en prévention du cancer a déjà porté ses fruits. En effet, deux vaccins efficaces contre deux souches du virus du papillome humain (VPH), lesquelles sont responsables de 70 % des cancers du col de l’utérus, sont présentement disponibles au Canada.

La science est prometteuse. En attendant, il faut se rappeler que la meilleure prévention demeure une saine hygiène de vie, ce qui vous aidera à éviter 50 % des cancers, si ce n’est pas plus!

Références :
Société canadienne du cancer

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